Des balades, des voyages, ici ou là , au jour le jour avec pour seule envie de s'émerveiller encore et encore
Sous un ciel parfaitement bleu, l'heure est à la visite de Perpignan. Notre dernière visite est si lointaine et nos souvenirs si vagues qu'on pourrait presque parler de découverte. C'est absolument le cas pour le Palais des Rois de Majorque que nous n'avons jamais visité.
Après avoir trouvé, non sans mal, une place de stationnement et hésité un instant car rien n'indique le lieu et encore moins l'entrée, on arrive devant ce qui peut-être une caisse mais fermée. Une simple affichette indique la vente des billets au premier étage....Jeu : trouver le dit premier étage, l'entrée et la caisse...
Franchement, "le Département vous accueille", mais doit faire quand même encore un effort.
Il nous reste à emprunter la belle et large rampe voûtée, aménagée dans l'épaisseur des murs de l'enceinte. Elle permet d' accéder aux jardins aux effluves méditerranéennes d'antan. S'il est désormais de dimensions modestes, il s'étendait au Moyen-Age à l'Est du palais, couvert de figuiers, de treilles ou encore d'oliviers.
On parvient , en quelques volées, à la terrasse qui domine la ville, les Aspres, le Fenouillèdes et les Corbières sur fond de Canigou, perdu aujourd'hui encore, dans une mer de nuages.
De belles statues de Maillol animent le lieu tout en douceur et en rondeurs.
Faisant face au Canigou, le palais s'impose dans un style de château-forteresse.
Le département des Pyrénées orientales qui en est propriétaire depuis 1940, l'a ouvert au public dès 1958. Un vaste programme de rénovation arrive à son terme, du moins en ce qui concerne les parties extérieures.
Ce beau palais dont la construction a demandé 35 ans, reste 700 ans plus tard, comme l'imposant témoin d'une monarchie ambitieuse mais éphémère.
La Tour de l'Hommage garde l'entrée vers les bâtiments de réception et d'habitation du roi et de la reine. C'est probablement là l'entrée...( aventure à suivre donc)
Sur cette photo aérienne (fonds du conseil régional), on repère mieux l'organisation des cours et des bâtiments, de l'esplanade et de l'arrivée à la tour de l'Hommage. On devine les remparts, en partie détruits pour y construire des immeubles d'habitation. Monsieur Bartissol, notable de la ville trouva là l'occasion de réaliser de juteuses opérations immobilières.
Seul le Castillet fût sauvé de la démolition. C'est une chance pour nous car prendre un verre sous les platanes avec une vue sur la porte Notre-Dame et le Castillet est un moment agréable.
Passez de belles journées ici ou là